Ces écrits sont les fruits de mon imaginaire, les personnages qui y auront un rôle
sont l'aboutissement de mes fantasmes.
Je tiens à présenter toutes mes excuses pour
les fautes d’orthographes qui elles sortent tout droit
de mon incompétence en grammaire et orthographe
Les aiguilles de la montre indiquaient 19h45, il était temps pour Fanny de mettre la clé dans la serrure et
de n’en
verrouiller pas moins de 3 pour fermer le temps de quelques jours de vacances bien méritées, son petit appartement rue Clément Marot.
La nuit était tombée en cette fin de journée d’automne , Jeannot l’épicier tirait son rideau de fer et Capucine la voisine faisait faire les besoins à Milord, gros saucisson à quatre pattes plein
de poils tirant sur sa laisse comme si il devait gagner une médaille d’or.
Il ne va pas sans dire que Melle Capucine était affubler d’un sacré surnom « le cerf volant» .
Petite scène habituelle, petit scénario répétitif apaisant rassurant. La rue Clément Marot et ses petites ruelles qui la jouxtaient ,ne manquaient pas de charme, des liens s’étaient crées entre
les personnages du quartier, les petits ragots du dimanche matin à la brasserie de Dudu l’artiste allaient bon train et se terminaient toujours dans la bonne humeur, tout le monde avait son petit
mot
gentil du matin ou celui du soir, nous voila en plein cœur de la capital sans pour autant avoir à envier l’ambiance d’un petit village des montagnes pyrénéennes.

Le coffre est rempli, une bouteille de Volvic citron jonche le siège passagé.Fanny regarde une dernière fois si son permis de conduire, carte grise et carte d’identité ne sont pas oubliés, tout y est reste plus qu’à faire démarrer titine pour enfin prendre la route de chez tante Lucille.

Tante Lucille était ce genre de petit bout de femme qui avait un cœur aussi gros que son embonpoint. Ses draps sentaient frais la lavande et toujours bien repassés, les serviettes de toilettes
douces à souhait et parfumées rangées comme il se doit dans sa gigantesque armoire au 1er étage à
coté des petits mouchoirs brodés tous aussi bien présentés. Une senteur de naphtaline se dégageait dans la pièce. Sa cuisine reflétait sa générosité, sur la table toujours de quoi grignoter,
clafoutis ou beignets .Tatie Lucille possédait l’art de nous faire saliver, le régime reste un mot tabou dans ses lieux « mangez mes petits, mangez !!! Vous ne savez pas qui vous mangera »se
mettait un point
d’honneur à dire tatie Lulu. Nos papilles aimaient les petites douceurs et nous
petits gourmands on adorait notre très chère tante.

La joie du départ prenait le dessus sur la fatigue de la journée. Fanny appréhendait un peu le trajet et la nuit noire qui l’accompagnait. La révision voiture fut faite la semaine précédente et
une demi cafetière fut bu deux heures avant. Mademoiselle Fanny avait la pèche, cette pèche qui vous fait mettre radio à fond et qui vous fait appuyer sur champignon, cependant il était hors de
question de se prendre une prune et de rentrer bredouille de point sur le permis, Fanny calme donc sa joie et la réserve pour son arrivée.
Le vendredi soir c’est l’embouteillage en sortie de Paris ,les gens partent , ils fuient presque tous se brouhaha urbain .C’est une queue leu leu sur au moins 30 kms .Le pare brise dévoile
quelques petites gouttelettes, gouttelettes qui nous font dire que l’idéal serait d’être sous la
couette avec un bon DVD ou devant Nip Tuck avec un gros bol de soupe , pour ce qui est de la soupe Fanny sait que son désir sera exaucé des les prochains jours, pour ce qui est de Nip Tuck cela
est moins sur ,faudrait il encore que chez tata il y est un appareil qui avale ces cercles qui racontent des histoires à dormir debout…

La Swift rouge venait de prouver que son petit gabarit n’empêchait pas d’engloutir des kilomètres, quelques poids lourds rappelèrent à Fanny que les routiers avaient la
réputation d’être sympa mais aussi lui confirmèrent qu’ils prenaient souvent leurs aises.
Un petit arrêt s’imposait, la moitié du chemin était fait, les panneaux indiquaient « LYON » pause café, petit pipi. Tout semblait au ralenti, le pompiste s’activait à mettre en rayon
sandwichs
boissons, à peine sa tête s’était levée et trop loin pour entendre son « bonjour ».
Fanny bu son café dehors, il y faisait frais et humide son petit nez picotait, elle aimait cette sensation que lui procurait cet instant .Etre libre, libre de s’arrêter quand on veut, où l’on
veut, pas de
boss au train ni de mari pour qui il faudrait satisfaire exigences ou désir.La pendule de la station service indique 1h10, titine repris du service.

Sa capacité de penser était très vivace à la grande joie de certain et au grand désespoir d’autres, cela pouvait être agaçant même pour elle, Fanny ne contrôlait pas cette fuite d’analyser
presque le
moindre détail,son intuition lui jouait des tours parfois .sur cet autoroute un trio s’était formé,Titine ,Fanny et son boulet d’esprit et une fois de plus elle ne pu décider de son sort .
Pourquoi n’avait elle pas accepter l’invitation de Nicolas ? La peur ? Peur de ne pas être a la hauteur? Trouille d’être déçu par le beau brun ? Ou tout simplement sentait- elle son cœur
d’artichaut une fois de plus faiblir sous le charme de ce footballeur arrivant en fin de carrière.
Il portait le costume à merveille, son regard noir de jais rehaussait son sourire éclatant, sa peau halée trahissait ses origines du sud. Des frissons avaient parcouru la
peau de Fanny à la vue de ce beau goss et le fait qu’elle ne pu les contenir lui fit rebrousser chemin. .Fanny aimait tout contrôler et là ce n'était plus la cas..
« Chaton, quand tu le verras, tu fondras comme neige au soleil, le mot flaque n’aura plus aucun secrets pour toi »s’écria Chiara dans un éclat de rire
.Fanny pris l'intonation comme un avertissement , et sa soeur de coeur avait sa manière bien à elle pour l'avertir.
Ce n’est pas le cœur de Fanny qui est artichaut, Fanny est un champ d’artichaut à elle toute seule, prenant
de l’âge la voila en prendre conscience, ce qui limite certain tête à tête de peur de se
retrouver bouffée toute cru.
Ceci dit le petit tireur de ballon l’avait inconsciemment titillé un peu plus que d’accoutume, assez en tous les cas pour y penser sur cette route qui commençait à lui sembler interminable,
un brin de regret venait s’ajouter à sa fatigue .sa pensée, ses yeux et son corps tout entier
fixèrent les chiffres lumineux, cela n’est question que de quelques minutes pour enfin arriver à bon port.

Le jour commençait à pointer le bout de son du nez, les infos annonçaient un temps ensoleillé dans la région, après avoir fait un petit somme sur une aire, fanny était en pleine forme. A sa
droite, la grande bleue lui annonçait qu’elle était arrivé, cela était un retour aux sources, une bouffée d’oxygène, tant de
souvenirs lui revint d’un coup. Les virées en chapi , les soirées dans les criques ,les veillées arrosées à danser pieds nus dans le sable ,les repas avec peu d’ingrédients mais tant de saveurs
humaine . La bande de potes s’était avec le temps un peu éparpillée, pour certain réussite professionnelle pour d’autre famille accomplie , il remontait à la surface cette insouciance perdue
.Fanny espère de tout son cœur revoir Pierre son 1er amour , Aurore , Corinne et tous les autres …toute la clique réunit serait un challenge fou mais Fanny y croyait !!!

Enfin le panneau "La Londe", la petite voiture
tourna avant pour emprunter une petite route étroite , les petits virages étaient fidèles à eux même , pas âmes qui vives venaient croiser titine seules les étendues de vignes témoignaient que
l’endroit était tous simplement magnifique on pouvait y voir au loin planter des grosses bâtisses , les pierres ,la terre et le ciel invitaient les oliviers pour parfaire ce délice des lieux .Le
moteur se voulu silencieux , la voila arrivée au domaine de «L'Estagnole » , Les vacances pouvaient commencer
...

La table trônait au milieu de l’immense pièce principale qui était la cuisine, rien n’avait changé, le « tic tac tic tac » de la pendule se faisait discret. « RTL » en fond sonore évinçait « VITAMINE ». La toile cirée colorée nous ramenait à « avant », un bouquet de lavande fraiche sur le coin du bahut était en harmonie avec la lueur de dehors, sur les murs de chaux claire cranaient torchons, poêlons, étagères sur lesquelles quelques boites magiques reposaient. Van Gogh aurait été inspiré par l’endroit.
Une odeur de pain grillé et de café planait dans l’air, Mr beurrier faisait copain copain avec Melle corbeille de fruits, le lait crépitait dans la casserole laissant sa crème prendre le dessus, crème que tante Lucille gardait dans un petit pot pour ensuite agrémenter ses gâteaux.
Fanny pris très fort dans ses bras sa tante et huma son eau de Cologne, quelle bonté de pouvoir se fouiner dans son cou, le retour dans cette maison était toujours chargé en émotions commémorant l’âge tendre.
Tante Lucille avait eu une grande implication à l’éducation de Fanny .C’était elle qui venait chercher la petite le samedi midi au pensionnat « NOTRE DAMES D’ESPERANCE» pour ensuite s’en occuper de son mieux jusqu’au lundi matin .Grandes et petites vacances Fanny profitait des étendues de vignes , de la plage ,du jardin et aimait se réfugier dans sa petite chambre mansardée aux couleurs bonbon pour y lire sa collection des « Martines » .Les cousins et cousines squattaient la maison du bonheur , des jeux de cache cache étaient souvent à l’honneur , le domaine offrait de nombreuse planquettes , dans un arbre une petite cabane pour jouer « à la marchande » était la fierté et le lieu de rendez vous des chérubins .
Beatrice la maman de Fanny venait rendre visite à sa fille quand son emploi du temps le lui permettait ou plutôt quand ses péripéties se faisaient plus calme .Beatrice à été maman
trop tôt et de cela Fanny en paya quelques pots cassés dans son existence d’adulte recherchant inconsciemment des morceaux de vaisselle manquants. Une fois de plus tante Lucille avec tout cet
amour qui lui est propre avait su entourer la gamine de tendresse. Fanny lui en sera reconnaissante et dans son cœur « Tante Lucille » rimait avec «seconde
maman ».
Fanny avait défait ses valises, pris une douche enfila un jeans et comme la douceur de la météo le lui permettait, elle mis un tee-shirt manche courte avec inscrit dessus « DON'T KILL THE VINYL », vieux débardeur quelle avait piquer à Chiara à l’occasion d’une soirée pyjama .elle dévala les marches encombrée d’une grosse boite ronde rose bonbon ornée d’un gros ruban satiné fushia et or , un petit mot accompagnait ce gros écrin avec marquer dessus « JE T’AIME ».L’objet fut mis sur la chaise et la chaise fut remise sous la table ni vu ni connu pensa Fanny. La voila repartie rejoindre Tante Lucille au lavoir comme si rien n’était.

Le lavoir servait d’étendoir, une buanderie d’époque ou l’odeur du savon de Marseille persistait, le linge était étendu impeccablement, aucun faux pli, il était diriger de façon que le rayons du soleil viennent se poser dessus, le secret des draps bien blancs était dévoilé .Ce n’est pas rue Clément Marot que l’on pouvait autant prendre du plaisir à étendre du linge pensa Fanny.
- « Alors biquette, raconte moi un peu, ton travail chez Fernande, tu t’y sens bien ?» demanda tante Lucille en s’asseyant sur le petit banc en pierre puis enchaina sans attendre la réponse
- « et ton amoureux, comment est-il ? Dis moi tout ma petite dis moi tout »
Un air impatient se lisait sur son visage vieilli mais beau
-« Fernande est adorable !!Et nous sommes débordés de travail, toujours aussi fofolle et j’adore ça »
répondit Fanny avant de prendre une grande bouffée d’air et de lever les yeux au ciel pour réagir à la question phare
-« pas de chéris en vu, je ne cherche pas vraiment, tu sais !! »
-« Comment ça ? Une jolie poupée comme toi ? Comment est ce possible »
-« je sors pas mal, j’ai des amis mais pas d’homme dans ma vie, rien d’officiel disons et je ne m’en porte pas plus mal »
Deux paumes de mains étaient venues se poser sur les joues de Fanny et un bisous fut déposé sur son front , ce qui voulait dire « t’inquiète pas on trouve toutes chaussure à nos pieds »
- « et ton amie Chiara comment va t elle ? Un chéri ? »
-« OHHHHHHH tatie, Chiara va à merveille, toujours partie au quatre coin du monde et elle a plein de chéris qui sont menez par le bout du nez»
- « par le bout d’autre chose oui !!! » rétorqua Tante Lucille en se mettant à rigoler comme si elle devait à présent vite aller au confessionnal.
Tante Lucille ne changeait pas, on pouvait aborder tous les sujets, elle ne portait aucun jugement sur autrui, sa devise était « La critique est aisée, mais l'art est difficile » N’était ce pas pour cela que les jeunes de la famille aimaient venir lui rendre visite ? Oh que si !!! L’heure du repas était déjà là .
Fanny trépignait à l’idée de voir sa tante ouvrir son présent, les cousins Franck et Jérémie venaient de rentrer des vignes et Chloé sa cousine chérie du coiffeur. La petite famille était réunie pour partager le repas, tout le monde y aller de sa taquinerie, tout le monde était conscient de ce moment de bonheur manquait que tonton Jacques.
Jacky pour les intimes était le mari de tante Lucille, son ombre, son double .La maladie vint séparer ces deux tourtereaux et depuis tante Lucille avait ses pensées bien souvent au ciel, elle l’aimait son Jacky, il l’adorait sa Lulu !!! Chloé, Jérémie et Franck entourèrent leur mère d’affection,pas un jour ne passaient sans que les enfants viennent grignoter un morceau . Les terres du domaine avaient permis que chacun en ai une petite partie pour y bâtir leurs appartements, chacun gardait leur intimité mais les repas c’était sacré et rien n’aurait pu troubler ce rendez vous quotidien.
Tante Lucille tira la chaise et ramena ses mains à sa poitrine « SURPRISE » s’écria Fanny comme une gamine qui aurait présenter son petit cadre en papier mâché réalisé au CP .Le coup de la chaise et de la « surprise » était aussi un rituel , Fanny faisait comme si et tante Lucille faisait mine de … mais toutes les deux savaient ce que contenait le paquet et elles prenaient un réel plaisir de reproduire cette scène à chaque venue de Fanny et cela durait depuis déjà 10 ans . Tante Lucille prit son air le plus intrigué et secoua la boite « qu’est ce que ça pourrait être ? » sorti de sa bouche, un écho suivi de l’attablée. Le ruban tomba au sol et le couvercle fut retirer pour laisser apparaître une magnifique capeline.
L’émerveillement devant la coiffe faisait plaisir à voir, la très chère tante était une passionnée de chapeaux de toutes sortes et avait réussit à transmettre
cette ardeur à sa petite Fanny qui après de brillantes études de stylisme aux ateliers Chardon-Savard à Paris ainsi que de quelques cours de peintures aux beaux arts au cœurs de Saint –Germain- des -Prés , travaillait à
présent comme modiste chez Fernande .
Fernande fournissait les plus grands Music Hall de la capital, sa réputation était une institution dans le métier, les créations de la petite équipe faisaient le tour du monde s’en omettre un
petit arrêt dans le boudoir du « domaine de l’Estagnole ».
Tante Lucille les exposait comme des trophées sur des demis bustes et cela donnait un coté très théâtrale à sa petite pièce ou elle aimait y aller pour tricoter, broder et quelques fois faire un
petit somme .
En arrière plan les vagues et en premier des doigts de pieds, doigts de pieds que Fanny prenait un malin plaisir à remuer du plus gros au plus petit, là voila pratiquant un yoga d’orteil parfaitement maitrisé son plus gros soucis qu’elle puisse avoir en l’instant présent. C’était dire comme la vie lui semblait belle. Sa tête était vide de tracas, ses pommettes rougis par le soleil laissaient paraître une mine d’exaltation « c’est le pied » se dit-elle « le grand panard » !!!

chaton page 5 du dernier « people »
look avec qui je me pavane
je te love ta chatoune à qui tu manque mais qui trouve O Q pation
ha !ha !ha !
6/10/08 à 3.30 am signé Chiara .
A la vu du texto ,un sourire vint aux lèvres de Fanny , sa Chiara était une sacré nana d’un speed éreintant ,
c’était le genre de fille qui avait bonne mine avec un 40 de fièvre , qui ingurgiter 15 pizzas en guise de cure amincissante et qui faisait tomber tous les mecs à ses pieds sans
ouvrir la bouche. De plus quand elle l’ouvrait tout le monde buvait ses paroles, homme, femme et même le plus chieur des gamins .Elle l’a méritait sa double parution dans le
people de la semaine.
Fanny avait des lacunes à parler l’anglais et le lire encore plus. Cependant elle avait dans son petit appartement une pile entière de « peopole » « newyork times » « first magazine » sur lesquels Chiara prenait la pose avec à ses cotés des personnages du show biz , des sportifs , hommes d’affaires importants et politiciens . « elle va me finir first lady » c’était dit une fois Fanny en la voyant posé avec John CLARKAL , mec qui visait poste de gouverneur a Philadelphie.
Elle avait fait pare de sa pensée à Chiara , « John ????? mon chaton adoré ,enfin voyons !!!!, plus PD que lui tu ne trouves pas ou si tu trouves faut le lui présenter !! »avait –elle répondu dans un éclat de rire « quel gâchis !! »conclut – elle en faisant style moue déçue . Fanny compris que sa copine n’était pas prête de se caser et dans la foulée s’était pris un oreiller en pleine poire une façon à Chiara de remettre les idées en place à son petit « chaton ».
Elle illuminait le papier et par son sourire et par son élégance, le cafetan en soie turquoise brodé de dorure où pierres précieuses et perles rares orchestraient sans fautes un air des milles et une nuit, mettait en valeur sa longue chevelure blonde vénitienne sur laquelle jades et émeraudes s’entremêlaient a la cascade bouclée.
L’étoffe de la maison de couture Pierre Katra n’aurait pu être mise mieux en valeur.
Brillait à coté de Chiara une toute autre reine de beauté qui n’était autre que la jeune future souveraine Joumana , fiancé au roi Mâlik du Maroc .l’insolence de sa beauté et de sa jeunesse faisait dire à Fanny que le sultan devait éprouver désir et respect pour cette jeune femme qui semblait à peine sortir de l’adolescence .

Son amie se « pavanait » donc dans un palais au milieu du désert avec princesses et majestés, accoutrer d’une tenue de grand couturier. « Moteur !on tourne »
Fanny adorait et raffolait de tous cette somptuosité que ce genre de soirée mondaine pouvait apporter aux sens .Toutes ces matières rares, les décors somptueux, la douceur des effluves qu’il en dégageait. Le prestige des belles choses la transportait dans un monde féérique un monde de poupées, de belle au bois dormant.
Cependant elle préférée faire parti de ceux qui restent dans l’ombre. Par son métier elle fréquentait les coulisses et en était même
devenue indispensable par son savoir faire .Son coté introverti la projetait vers d’autres rayonnements ..
.
Fanny était impatiente de revoir son amie des bacs à sables et s’était empressée de prendre une douche, de faire un bisou à sa tante ,de lancer " je dors chez Aurore" et de démarrer sur les
chapeaux de roux. Un petit gueuleton de prévu au charme champêtre faisait fonction de retrouvaille .Aurore gérait la charcuterie et Fanny ramenait un petit côte de Provence
sorti tout droit des grands crus de l’Estagnole.
Aurore n’avait rien à envier à la vie passionnante de Fanny, la sienne l’était tout autant. Son adoration pour les chevaux l’avait conduite à devenir maréchal ferrant et s’attelait à la tache dans une veille ferme aménagée en centre équestre situé à La Crau, petite commune pittoresque du var.
Un mur de fumée vint stopper l’allure tranquille du berlingot rouge, Fanny crut tout d’abord à un mirage puis du se rendre à l’évidence « c’est quoi se foutoir ? »pensa t elle .Sa sérénité à penser au festin campagnard était interrompu net !
Une silhouette s’avançait d’un pas ferme, Fanny verrouilla toutes les portières et se vu idolâtrer l’inventeur du bouton de la centralisation des portes.
Le visage de l’homme était séparé de celui de Fanny par 2 cms de verre, est ce l’air complètement terrifier de la belle qui fit apparaître un large sourire sur le trouble fête ?tant est il que le personnage mima de descendre le carreau ce que fit Fanny juste de quoi pouvoir entendre sa requête.
« je ne suis pas du coin, ma voiture à comme un léger soucis, je dois me rendre a l’hôtel Miramar, pouvez vous mademoiselle m’accorder un peu de votre temps ? » un pouce en l’air vint ponctuer sa demande.
En plus du trouble fête venait s’ajouter « the boulet » pensa Fanny et rétorqua « l’hotel Miramar est carrément de l’autre coté » ses yeux étaient écarquiller ce qui en faisait prendre un sale coup à sa jolie frimousse.
« Pouvez-vous m’y conduire ? »
demanda Mr boulet en rajoutant « ou m’autoriseriez vous à me servir de votre téléphone pour appeler un
taxi ? »
« Mais c’est que le fardeau se croyait à Wall Streets ma parole !!!» pensa
Fanny
.Le chemin à caractère sauvage allait devenir un autoroute à cette allure « il manquerait plus que la dépanneuse !!!»L’esprit de Fanny fusait sans qu’elle en possède aucun contrôle .Les minutes avançaient et Mr 100 tonnes ce voulut rassurant ce qui lui donna l’occasion de poser sa paire de fesses sur le siège passager.
Seulement 3 petits kilomètres à parcourir et tout ce cirque ne sera plus que souvenir pensait Fanny. En cette période de l’année le parking de l’hotel Miramar semblait désert, seul l’enseigne lumineuse attestait de l’accueil. L’homme descendit et sorti de sa poche une carte qu’il tendit a Fanny « Je serais ravi et flatté de vous inviter pour vous remercié de votre gentillesse » la voix se voulait sympathique puis rajouta « dans le coin ce ne doit pas être les petits restos sympas qui manquent » celle-ci pris le petit carton, zieuta furtivement l’encre noire et se surpris à répondre « ok Patrick ,je vous contact».
L’odeur du foin berçai Fanny à chaque venue chez son amie, elle s’imprégnait de cette senteur de terre humide, de sciure de bois .L’effluence des écuries flottait dans l’air , Chanel et son n° 5 n’avaient qu’a bien se tenir, ici pas de chichis !!! Les chiens et chat sont dans leur royaume et viennent se frotter avec des gros « ronrons »posant leur affection d’une léchouille sur votre main espérant gratter un petit quelque chose à manger.
Fanny faillit perdre l’équilibre en arrière, deux grosses patounes étaient venues se poser sur ses épaules « oh mon gros toutou »suivi de caresses dans la touffe de poil « que tu es beau mon toutou » l’étreinte était remplie d’une joie folle que seul les animaux ont la capacité de ne pas contrôler , un amour « vrai » !!!
« Tyson !!! Arrête !! » «c’est pas possible ce chien !!! » « Descend !! ça suffit !!! » cria Aurore d’une voie désespérée comme si elle parlait dans l’air et c’était le cas ses paroles n’avaient aucun effet sur ce gros bulldozer. Le chemin de l’accolade entre les deux amies fut périlleux, Tyson courait sans cesse de la porte d’entrée jusqu’à elles comme pour leur dire « rentrer !!! Allez rentrer !!! » Balayant de sa longue queue tout ce qui était sur son passage.
« Alors la parisienne !!! » s’écria Alain le compagnon d’Aurore , sa carrure à faire pâlir un bucheron s’approcha de Fanny et ses mains gigantesques empoignèrent les épaules de celle-ci « tel maitre tel chien » articula Fanny en embrassant de tout cœur cet ours au grand cœur
« j’avais hâte de vous revoir »dit la belle en s’asseyant sur le gros fauteuil en cuir déformé par les années ainsi que par les soirées bien arrosées. «
comment va ta tante ? » demanda aurore en débouchant la bouteille que Fanny venait de déposer sur la table
«ben écoute je la trouve en pleine forme , elle ne change pas ,ça me fais du bien de la voir» Aurore avait eu une drôle de mine quand elle posa la question mais
Fanny passa outre pour laisser son regard se poser sur la petite rondeur que dissimulait le gros pull en laine de son amie . « mais dis moi toi …tu fais un régime hypercaloriques ou tu as
les petits pieds qui poussent ? » Aurore dévoila une rangée de dents de l’oreille droite à celle de gauche « Bruno et moi voulions te faire la surprise » dit elle en posant sa main sur son
petit bidon .Bruno souleva de terre la future maman et la fit virevolté en l’embrassant dans le cou , le visage, la serrant contre son torse «arretes t’y es completement fou » ils
riaient,heureux «dans 5 mois je suis papa » dit il de sa voie rauque sans cesser sa ronde . Les 3 amis trinquèrent à cette bonne nouvelle puis trinquèrent à tout bout de champs, on se
serait cru dans une taverne avec comme fond sonore « Animals » l’esprit bohème régnait et l’amitié entre les 3 acolytes n’avait pas pris une ride.
Fanny était heureuse pour ses amis, ils était ensemble depuis 15 ans , partageant les même passions, leur osmose l’avait toujours impressionné .Alain avait était d’un grand soutien moral quand
Aurore perdit sa mère d’un accident de voiture, toujours là à son écoute l’aidant à avancer dans ses projets professionnel d’ailleurs ils avaient investit toutes leurs économies dans la ferme .
Tous deux géraient les cours d’équitations ainsi que les concours,l’entretiens des bêtes dans une harmonie parfaite . Alain mettait beaucoup d’huile de coude à faire en sorte que la
grosse bâtisse ne tombe pas en ruine. Le BB qui allait bientôt arriver était l’enfant de l’amour et Fanny leva son verre une fois de plus quand les deux tourtereaux lui demandèrent d’être
la marraine du « BB bonheur ».

.Les nuages étaient présent en ce mercredi de mi octobre .deux grosses berlines étaient garées
devant les appartements de Jérémie ce qui fit dire que celui-ci avait de la visite .Une pensée négative vint encombrer l’esprit de Fanny.
Jérémie était le cadet des enfants de tante Lucille et avait eu la même éducation que son frère Franck et sa sœur Chloé mais n’avait pas su l’exploiter à
l’identique .Son penchant pour le jeu et les filles le poussait à fréquenter le monde de la nuit sans avoir l’envergure d’assurer les conséquences que cela pouvait engendrer ce
qui par le passé avait poser de gros soucis pour son porte monnaie et aussi eu des effets néfastes pour sa tranquillité .Fanny repensa à un soir ou oncle Jacques avait taper du poing sur la
table rentrant dans une colère noire demandant que toutes ces « conneries » cessent , que la réputation du domaine était diffamée sur la place publique et il avait même était question
de couper les vivres à « cet abruti » expression qu’avait employé le Viel homme pour qualifier son plus jeune fils. Fanny avait été spectatrice de la scène et avait ressentit une
immense peine et désarroi devant la situation .Le temps des châteaux de sable laissaient place aux châteaux de « cartes ».
La mélodie du téléphone ramena Fanny perdue dans ses pensées à la réalité qui était d’appuyer sur la touche « one » de son Nokia
« Comment va ma Chatoune adorée ? »Fanny reconnu l’accent chantant de son amie, celle-ci n’attendit pas que Fanny lui donne le verdict de son bien
être et enchaina
« tu as intérêt d’avoir la grande forme, je débarque ce soir et je ne serai pas seul Nicolas prend le même vol que moi, une table est déjà réservée chez
Joseph, mets toi en beauté petit cœur » Fanny senti une oppression au niveau de sa poitrine, son cœurs s’emballa ses mains tremblaient .Que venait foutre Nicolas dans les parages ?
Elle fut pris de palpitations et un temps mort ce fit quand un
« allo ? Allo ? PRONTO ? chérie ? si prende un attacco ?? » Fanny compris que Chiara avait perçu ses émotions et
répondit
« ok je passe vous prendre à quelle heure ? »
« cool, cool petit chaton je suis tellement contente de te voir, on atterrit a 21h15 »sa voie était douce et se voulu rassurante
« Chiara pourquoi Nicolas est avec toi ? il dine aussi avec nous ? »
« oui il dine avec nous et en plus c’est lui qui régale, alors va te faire un soin cher Carita et une bonne sieste !!! je te veux à croquer et détendue».
Fanny adorait Chiara juste que quelques fois pour ne pas dire la plupart du temps son amie lui faisait l’effet d’un ouragan, pas question de lui dire non ou alors le non devait être justifié mais il ne l’était jamais assez …ce qui quelques part ne déplaisait pas tant que ça à Fanny consciente qu’au final les plans de son amis se terminaient toujours sur une note agréable. Juste que cette fois ci Nicolas faisait parti de la petite virée et qu’elle avait beau essayer de se voiler la face elle savait au plus profond de son subconscient que ce tombeur aux manières qui ne manquaient pas d’aplomb pouvait la faire chavirer à tribord.
La 1ere fois qu’elle vu Nicolas c’était à un vernissage dont les œuvres étaient sensées soulever notre approche au « sexe, passion et volupté » .Chiara avait tout organisé, rien ne manquait des petits amuses gueule jusqu’au tapis rouge en passant par les éclairages sans oublier le petit dépliant sur lesquels les noms des artistes participants à l’exposition étaient écris d’une encre dorée parfumée, le tout accompagné d’une musique lounge ou un Gainsbourg remixé version 2008 avait eut sa minute de gloire .
« viens ma chérie que je te présente Nicolas, enfin tu va voir sa belle gueule » chuchotât Chiara dans le creux de l’oreille de Fanny l’agrippant par le coude et la dirigeant vers une immense verge semblant régner sur toute la galerie par sa hauteur « bon ok il ne doit pas l’avoir aussi costaud mais vu les dire il en est pas loin ,sert les fesses ma cherie tu vas frémir » ajouta Chiara lèvres pincées et sourire de circonstance .Le clin d’œil que reçu Fanny voulait tout simplement dire « fonce ma fille ».
Il se tenait là devant cette énorme « bite » en résine tenant d’une main une coupe de champagne et de l’autre une hanche qui aurait pu être dessiné par Manara .Le couple était en harmonie avec le thème de la soirée.
« Nicolas » prononça Chiara d’une voie très solennelle poursuivant en s’adressant à la jeune fille avec un grand sourire « votre tenue vous va à ravir, Chiara pour vous servir » sa main pris celle du mannequin et une poignée franche mais délicate fut assigné. « Te fatigue pas, elle ne parle pas un mot français et encore moins l’anglais, elle est tchèque » rétorqua aussitôt Nicolas d’un air complice « ce n’est pas plus mal » répondit Chiara d’un ton plaisantin sans cesser regard et sourire à la grande blonde.
Le temps de ces quelques paroles Les yeux de Nicolas s’étaient plantés dans ceux de Fanny ce qui eu l’effet qu’elle se senti nue , comme dépouillée de tous secrets les plus intimes .Le charisme du monsieur était à la limite du supportable et Fanny du reprendre vite ses esprits pour faire face à la situation .Le beau brun tendit sa coupe a Chiara et pris délicatement le poignet de Fanny pour déposer un baiser sur le dessus de sa main qui semblait si petite à coté de celle de ce dieu vivant . « Moi c’est Nicolas » s’était il présenter en explorant de son regard le décolleté de Fanny puis sa gorge ,sa bouche , pour enfin replanter celui-ci dans une Fanny qui bredouilla « moi c’est Fanny » .L’homme savait et jouait de son pouvoir de séduction le sourire qu’il donna à Fanny en disait long .Fanny pensa aussitôt que ce macho ne manquait pas de culot même accompagné cela ne l’empêchait t’attiser les chairs de toute apparences féminines qui l’entourait , Fanny en pris parti pris et recadra instantanément la petite révolution qu’elle venait de subir.
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